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Un dirigeant de la manifestation biélorusse arrêté à la frontière ukrainienne après avoir disparu de Minsk

Maria Kolesnikova a disparu des rues de la capitale biélorusse lundi.

8 septembre 2020, 14h00

• 5 min de lecture

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LONDRES – Maria Kolesnikova, la militante de l’opposition menant des manifestations contre le régime autocratique du président biélorusse Alexandre Loukachenko, est actuellement détenue à la frontière entre la Biélorussie et l’Ukraine après avoir été enlevée à Minsk, selon les médias d’État biélorusses.

Kolesnikova, un ancien musicien devenu un leader vocal et visible dans les rues de Minsk lors des manifestations en cours, a disparu lundi dans la capitale biélorusse, avec le média local Tut.By. rapportant qu’elle a été vue pour la dernière fois en train d’être embarquée dans une camionnette par des agents de sécurité bélarussiens présumés en civil et masqués.

Au départ, le ministère bélarussien de l’intérieur n’avait aucune information à offrir sur la disparition de Kolesnikova et de deux autres personnalités de l’opposition, Anton Ronenkov et Ivan Kravtsov, portés disparus à peu près au même moment. Mais l’agence de presse officielle du Bélarus, Belta, a rapporté mardi que les trois militants tentaient de quitter illégalement le pays pour l’Ukraine.

PHOTO: Sur cette photo prise le 30 août 2020, la chef de l'opposition biélorusse Maria Kolesnikova fait des gestes lors d'un rassemblement à Minsk, en Biélorussie.

Dans cette photo prise le 30 août 2020, la chef de l’opposition biélorusse Maria Kolesnikova fait des gestes lors d’un rassemblement à Minsk, en Biélorussie. Kolesnikova et d’autres membres d’un conseil de l’opposition en Biélorussie ont été portés disparus le 7 septembre 2020, et leurs collègues craignaient d’être arrêtés dans le cadre des efforts des autorités pour étouffer près d’un mois de manifestations contre la réélection du dirigeant autoritaire du pays.

Dans cette photo prise le 30 août 2020, la chef de l’opposition biélorusse Maria Kolesnikova fait des gestes lors d’un rassemblement à Minsk, en Biélorussie. Kolesnikova et d’autres membres d’un conseil de l’opposition en Biélorussie ont été portés disparus le 7 septembre 2020, et leurs collègues craignaient d’être arrêtés dans le cadre des efforts des autorités pour étouffer près d’un mois de manifestations contre la réélection du dirigeant autoritaire du pays.

Le vice-ministre de l’Intérieur de l’Ukraine, Anton Gerashchenko, a écrit sur Facebook que les services de sécurité biélorusses tentaient en fait d’expulser de force Kolesnikova et ses collègues. Kolesnikova a refusé de partir alors que Renonkov et Kravtsov sont entrés en Ukraine tôt mardi matin, ce que Geraschenko a noté « n’était pas un voyage volontaire » mais plutôt « une expulsion violente de leur pays d’origine ».

« Ils n’ont pas pu expulser Maria Kolesnikova du Bélarus parce que cette courageuse femme a pris des mesures pour ne pas lui permettre de traverser la frontière », a déclaré mardi Gerashchenko dans le message Facebook. << Elle est restée sur le territoire de la République du Bélarus. [President] Alexander Loukachenko porte personnellement toute la responsabilité de sa vie et de sa santé. "

PHOTO: la chef de l'opposition biélorusse Maria Kolesnikova fait un signe de cœur avec ses mains alors qu'elle se rendait au comité d'enquête biélorusse à Minsk, en Biélorussie, le 27 août 2020.

La chef de l’opposition biélorusse Maria Kolesnikova fait un signe de cœur avec ses mains alors qu’elle se rendait au comité d’enquête biélorusse à Minsk, en Biélorussie, le 27 août 2020. Kolesnikova et d’autres membres d’un conseil de l’opposition en Biélorussie ont disparu le 7 septembre 2020. , et leurs collègues craignaient d’être arrêtés dans le cadre des efforts des autorités pour étouffer près d’un mois de manifestations contre la réélection du dirigeant autoritaire du pays.

La chef de l’opposition biélorusse Maria Kolesnikova fait un signe de cœur avec ses mains alors qu’elle se rendait au comité d’enquête biélorusse à Minsk, en Biélorussie, le 27 août 2020. Kolesnikova et d’autres membres d’un conseil de l’opposition en Biélorussie ont disparu le 7 septembre 2020. , et leurs collègues craignaient d’être arrêtés dans le cadre des efforts des autorités pour étouffer près d’un mois de manifestations contre la réélection du dirigeant autoritaire du pays.

Un autre grand militant de l’opposition biélorusse, Pavel Latushko, a fui le pays lundi, ce qui signifie qu’il n’y a actuellement que deux membres du Conseil de coordination de l’opposition en Biélorussie qui n’ont pas été arrêtés. Kolesnikova « a déchiré son passeport » à la frontière entre la Biélorussie et l’Ukraine pour qu’elle ne puisse pas être expulsée, a déclaré Latushko dans une récente interview accordée à la chaîne d’information polonaise TVN24.

L’incident survient au milieu d’une répression croissante contre les manifestants appelant à la fin du règne de 26 ans de Loukachenko. Dans une interview accordée mardi à la radio russe Govorit Moskva, le leader assiégé, connu comme « le dernier dictateur de l’Europe », a admis qu’il « avait peut-être dépassé un peu la durée de son mandat de président de la Biélorussie mais a déclaré qu’il ne partirait pas », tout comme cette. »

« Je construis la Biélorussie depuis un quart de siècle », a déclaré Loukachenko, cité par Govorit Moskva, via sa chaîne Telegram. «Je n’abandonnerai pas tout ça comme ça. De plus, si j’y vais, mes partisans seront massacrés.

Dragana Jovanovic, Alina Lobzina et Patrick Reevell d’ABC News ont contribué à ce rapport.

Alexandre D

Ecrit par Alexandre D

Père de famille, et toujours à l'affût d’une news que les autres n’auraient pas… Je mets à disposition, mes découvertes, mes petites infos trouvées ici et là, et j’espère que vous les apprécierez.

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